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Le Top 5 des recherches les plus absurdes que j’ai faites pour écrire mon roman sur J.M. Barrie

  • Photo du rédacteur: emievarentz
    emievarentz
  • 21 juil.
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 21 heures

Quand on lit un roman biographique ou historique, on imagine souvent l’auteur plongé dans des archives poussiéreuses, entouré de vieux journaux, de biographies reliées cuir, de dates soigneusement alignées…


La vérité ? C’est surtout beaucoup de Google.


Et parfois, des questions dont même ta grand-mère rougirait pour toi.


Pour écrire Retrouve-moi à Neverland, mon roman inspiré de la vie de J. M. Barrie, j’ai bien sûr consulté les biographies officielles, les lettres, les photos, les récits contemporains. Mais ce n’est pas ça le plus difficile.


Le plus difficile, ce sont les petits détails du quotidien, ceux que personne n’a jugé utile d’écrire à l’époque. Et pourtant, ce sont ceux-là qui donnent une âme à un roman.


Alors aujourd’hui, je t’emmène dans les coulisses de mon travail… et surtout dans mon historique Google avec le Top 5 des recherches les plus absurdes que j’ai faites pour écrire mon roman sur J.M. Barrie


Promis : tu vas rire, compatir, et peut-être te reconnaître si tu écris toi aussi.


Le Top 5 des recherches les plus absurdes que j’ai faites pour écrire mon roman sur J.M. Barrie



🎯 Pourquoi des recherches aussi absurdes ?


Quand on écrit sur une époque passée — ici de 1860 à 1937 — il manque toujours des petites pièces du puzzle. Des choses tellement banales qu’aucun historien n’a pensé à les noter.Mais toi, en tant qu’auteur·ice, tu en as besoin.


Parce que personne n’a rédigé :

« En 1937, malade d’une pneumonie, Barrie portait sûrement des chaussons en velours. »


Et pourtant, c’est typiquement le genre de détail que j’ai besoin de connaître pour une scène intimiste.


Donc oui, j’ai parfois passé plus de temps à chercher une paire de chaussons au Royaume-Uni dans les années 30 qu’à analyser une lettre de 20 pages.


Bienvenue dans mon métier.


📚 Top 5 des recherches les plus absurdes (mais tellement nécessaires)


🥇 1. “Est-ce que Barrie portait des chaussons ?”


Je le reconnais : c’est probablement ma recherche la plus embarrassante. Sur les photos, on voit J. M. Barrie toujours impeccable : costume, cravate, veste ajustée.Mais chez lui ? Malade ? À 77 ans ?


Je devais le savoir pour une scène importante.


Résultat de mes recherches :

→ Les hommes britanniques élégants portaient des carpet slippers en velours ou en cuir souple, souvent brodés.

→ Très sobres, très “gentleman privé”.


Et soudain, une scène que j’écrivais depuis des semaines a pris une couleur différente. Comme quoi… un chausson peut sauver un paragraphe.


🥈 2. “Les règles du cricket… et pourquoi un wicket n’est PAS une blague.”


Barrie adorait le cricket. Il y jouait, en parlait, le glissait dans ses métaphores, et parfois même dans ses dialogues.


Écrire une scène de cricket sans rien comprendre ? Impossible.


J’ai donc regardé :

→ Des tutoriels en anglais

→ Avec un accent écossais presque cryptique

→ Sur des vidéos filmées en 240p


Conclusion :

👉 On ne devrait pas écrire une scène de cricket sans avoir compris la différence entre un wicket, un over et un batsman. (Spoiler : j’ai fini par comprendre.)


🥉 3. “Les surnoms dans le couple Barrie… existaient-ils ?”


Tu imagines peut-être des petits noms tendres comme mon coeur, ma douce

Eh bien : non.


J’ai fouillé les lettres, les carnets, les biographies.Résultat :

→ Pas de surnom

→ Pas de diminutif

→ Pas même un darling


Ils se sont toujours appelés par leurs prénoms.


Ce détail en dit plus sur leur relation pudique et victoriennement réservée que n’importe quelle scène dramatique.

Le Top 5 des recherches les plus absurdes que j’ai faites pour écrire mon roman sur J.M. Barrie


🏅 4. “Est-ce que Barrie avait une voiture ? Et si oui… laquelle ?”


Pour l’imaginer se déplacer à Londres, je devais savoir :

Conduisait-il ? Avait-il une voiture ? Faisait-il appel à un chauffeur ? Où préférait-il marcher (ce qui lui ressemble beaucoup) ?


Réponse :

→ Barrie ne conduisait pas.

→ Il louait parfois une voiture.

→ Toujours sobre, discrète, jamais tape-à-l’œil.


Ce détail change totalement l’atmosphère d’une scène de trajet dans Londres.


Une voiture discrète, un homme discret. C’est tout Barrie.


🏅 5. “Quel parfum portaient les hommes dans les années 30… et à quoi ressemblait la voix de Barrie ?”


Pour écrire des scènes immersives, j’aime impliquer les sens.Seulement… il n’existe pas de note d’archive “odeur de J.M. Barrie – source sûre”.


Donc j’ai cherché :

→ Les parfums masculins les plus courants

→ Les notes olfactives populaires

→ Les marques vendues au Royaume-Uni en 1930


Résultat :

→ Eau de Cologne

→ Notes boisées

→ Rien de fort ou d’extravagant


Pile ce qu’il fallait.


Puis je suis tombée sur une archive audio de la BBC. Sa voix était douce, basse, presque un murmure. Un détail essentiel pour écrire un dialogue intime — et qui transforme vraiment la perception du personnage.



🎁 BONUS ABSURDE : “La date de mort de ses chiens ?” 🐶


Porthos et Luath. On connaît leur arrivée dans la vie de Barrie.

Mais leur départ ? Mystère complet.


J’ai donc dû :

→ Croiser les dates des lettres

→ Estimer l’espérance de vie moyenne d’un chien en 1900

→ Repérer la dernière mention écrite

→ Et m’assurer de ne pas faire apparaître un chien… déjà mort


(Ça arrive aux écrivains. Ça fait un peu mal à l’ego.)



Le Top 5 des recherches les plus absurdes que j’ai faites pour écrire mon roman sur J.M. Barrie

🎬 Pourquoi ces recherches absurdes comptent vraiment


C’est vrai : ces recherches sont parfois ridicules. Je me suis vue taper des questions qui auraient fait renoncer n’importe quel historien.


Mais ces détails :

→ nourrissent la cohérence,

→ rendent un personnage tangible,

→ donnent de la chair à une scène,

→ évitent les anachronismes,

→ et créent de l’émotion vraie.


Parce qu’au fond, un roman biographique n’est pas qu’une succession de faits réels.


C’est une tentative fragile et sincère de redonner vie à une personne qui n’est plus là.


Et parfois… cela passe par une paire de chaussons en velours.


💬 Et toi ?

Quelle est la recherche la plus improbable que tu as faite pour écrire ?


Ou celle que tu imagines devoir faire un jour ?


Raconte-moi ça en commentaire, j’adore lire vos anecdotes d’écriture (et me sentir moins seule dans mes recherches farfelues 😅).


À très vite pour un nouveau billet de coulisses ✨

 
 
 

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