top of page

J.M. Barrie en 10 citations !

  • Photo du rédacteur: emievarentz
    emievarentz
  • 28 mai
  • 5 min de lecture

Il y a des auteurs qu’on comprend en lisant leurs livres. 


Et puis il y a ceux qu’on comprend… en lisant entre leurs lignes.


Barrie fait partie de cette deuxième catégorie. 


Il glisse des vérités partout : dans une scène de théâtre, dans une dédicace, dans une blague à moitié improvisée, dans une phrase qui semble légère et qui, soudain, te serre un peu la poitrine.


Aujourd’hui, j’avais envie de partager avec toi JM Barrie en 10 citations qui, selon moi, résument l’homme, l’auteur, et le monde intérieur derrière les voiles de Neverland.


Certaines sont célèbres, d’autres presque inconnues en France — et pourtant, elles éclairent tout.


JM Barrie en 10 citations qui résument bien son univers et sa personnalité.


J.M. Barrie en 10 citations qui résument tout son univers...et sa personnalité !

  1. Extrait de Peter Pan, ou l’enfant qui ne veut pas grandir 1904 :


“- Maintenant, je suis une grande personne, ma chérie. Quand on grandit, on désapprend à voler.

-Pourquoi désapprend-on ?

-Parce qu'on n'est plus assez joyeux, innocent et sans cœur. Seuls les sans-cœur joyeux et innocents savent voler.”


Cette réplique tirée de Peter Pan est peut-être l’une des plus lumineuses… et l’une des plus cruelles. Elle dit tout : la perte, le passage du temps, l’émerveillement qu’on laisse tomber sans s’en rendre compte. Et ce constat presque brutal : si l’on ne vole plus, ce n’est pas faute d’ailes, mais faute de joie.


  1. Extrait de portrait de Margaret Ogilvy par son fils, 1896 :


“Lorsqu'on plongeait son regard dans celui de ma mère, on comprenait, comme s'Il l'avait dit lui-même, pourquoi Dieu l'avait mise au monde : c'était pour ouvrir l'esprit de tous ceux qui étaient en quête de belles pensées.”


Dans Margaret Ogilvy, Barrie parle de sa mère avec une tendresse qui dépasse la biographie. On y sent l’enfant blessé, l’adulte reconnaissant, et le créateur façonné par les regards maternels. Cette phrase, à elle seule, explique une bonne partie de sa sensibilité littéraire.


  1. Extrait de son discours au dîner du Club des auteurs, le 12 décembre 1932:


“Je suis tombé amoureux du travail acharné par un beau matin de mai, et j'ai continué à la courtiser pendant un bon demi-siècle.

Elle n'a pas du tout les joues lourdes et l'air fatigué. Elle est jeune, gaie et pleine de vie. Je l'ai trouvée qui m'attendait à une gare londonienne.

Elle m'a accompagné jusqu'à Bloomsbury, et en chemin, nous avons acheté une bouteille d'encre à un penny pour la lancer au Metropolis, ainsi qu'un chapeau de soie pour impressionner les rédacteurs en chef.”


Ce passage d’un de ses discours est un trésor d’humour doux. Personne n’a jamais parlé du travail acharné comme d’une femme rieuse rencontrée dans une gare londonienne. Cette image pourrait être une scène entière dans un film : drôle, humaine, presque tendre.


  1. Extrait de son discours À la Royal Scottish Corporation, le 30 novembre 1928 :


“Ah, messieurs, le plus triste au monde, c'est le gaspillage de l'amour. Tant d'amour est gaspillé, jeté parce que nous ne savons qu'en faire, ou abandonné parce que personne ne semble en vouloir. Si on pouvait le stocker, il aurait une plus grande puissance de chauffage que l'électricité.”


Voilà l’une des phrases les plus profondes qu’il ait jamais prononcées. Elle te traverse comme une vérité ancienne, évidente, presque biblique. Et soudain tu te demandes combien d’amour, toi aussi, tu as laissé vieillir dans un coin, faute de savoir quoi en faire.


  1. Extrait de Tommy and Grizel, publié en 1900 :


“S'il ne vous aime pas un peu à cause de vos faiblesses, Madame, que Dieu vous vienne en aide dès le jour du mariage.”


Barrie, déjà en 1900, avait tout compris des relations humaines. L’amour nourri par la perfection ? Illusion. L’amour nourri par les imperfections partagées ? Vérité. Il savait que les failles nous humanisent, et que l’autre nous aime souvent dans ces failles.


J.M. Barrie en 10 citations qui résument tout son univers...et sa personnalité !

  1. Extrait de la Dédicace aux cinq. Préface ajouter par JM Barrie lors de la publication du texte de la pièce de théâtre de Peter Pan, en 1928 :


“Je pense que l'on reste la même personne tout au long de notre vie, passant simplement, pour ainsi dire, d'une pièce à l'autre, mais toujours dans la même maison.”


Je crois que c’est l’une de mes phrases préférées. Barrie n’y parle pas d’enfance ou de vieillesse : il parle de continuité. On ne devient pas quelqu’un d’autre en grandissant. On rencontre simplement d’autres versions de nous-mêmes.


  1. Extrait de discours lorsqu’il s’est vu accordé la liberté de Kirriemuir - sa ville de naissance en Ecosse. Discours prononcé le 7 juin 1930 :


“Je me souviens avoir été invitée un jour en Amérique à prendre la parole devant un collège de filles de 900 élèves, et j'ai répondu que je ne pouvais pas, mais que si elles sortaient une par une, je leur ferais 900 discours.”


Cette citation me fait toujours sourire. Elle montre son humour, son sens de la mise en scène, et cette façon unique de tourner la timidité en éclat de rire. Un trait d’esprit qui, en réalité, révèle un homme profondément réservé.


  1. Extrait du roman “Le petit Oiseau blanc”, publié en 1902 :


“Devons-nous établir une nouvelle règle de vie à partir de ce soir : toujours essayer d’être un peu plus gentil que nécessaire ?”


Une règle de vie, une boussole, un credo. Je crois sincèrement que le monde serait transformé si tout le monde appliquait cette phrase. Elle est simple. Elle est belle. Elle est tout.


  1. Extrait de son discours Au cercle des critiques, le 26 mai 1922 :


“Aucun de vos adjectifs ne peut mieux toucher au but que celui que j’ai trouvé pour me désigner : “l’inoffensif Barrie”. Je constate à quel point cela vous frappe d’emblée, vous tous. Un comprimé amer à avaler, mais il semble qu’en ce qui concerne ce sujet, je sois le critique le plus qualifié dans cette pièce. Le mot que vous choisiriez pour moi serait probablement “formidable”. J’étais tout à fait préparé à l’entendre de votre président. Il n’aurait certainement pas dit “fantasque”, et qu’il aurait pu oublier de dire “insaisissable”. Si vous saviez combien ces mots m’ont souvent déprimé ! Je suis tout à fait sérieux ! Je n’aurais jamais cru être désigné par ces mots jusqu’à ce que vous me les étiquetiez . Peu de personnes ont autant que moi essayé d’être simples et directes. J’ai toujours également pensé que j’étais plutôt réaliste. Sur ce point, Messieurs, si je puis me permettre de le dire sans rancune, comme je le fais d’ailleurs, vous m’avez beaucoup refroidi, et parfois même vous avez complètement éteint ma lumière. C’est une terrible affaire que de n’avoir aucune idée de son propre travail. Errer dans l’obscurité.”


Dans cette tirade, il parle autant de la critique que de lui-même. C’est l’une de ses rares confessions brutales : être mal compris l’a souvent blessé. On y découvre un homme lucide, sensible, parfois désemparé, mais toujours digne.


  1. Extrait de la Dédicace aux cinq. Préface ajouter par JM Barrie lors de la publication du texte de la pièce de théâtre de Peter Pan, en 1928 :


“Ce souvenir n’est pas dans la pièce ; donc même si je vous dédie Peter Pan, je garde le sourire, avec les quelques autres fragments brisés d'immortalité qui sont venus à moi.”


Cette phrase, tirée d’une dédicace personnelle, dit quelque chose de bouleversant : que l’œuvre visible ne contient jamais tout. Qu’il reste toujours des fragments d’immortalité qu’on ne peut pas mettre noir sur blanc, mais qu’on porte en soi jusqu’au bout.


J.M. Barrie en 10 citations qui résument tout son univers...et sa personnalité !

Pourquoi ces citations comptent autant ?

Parce qu’elles révèlent l’essentiel : Barrie n’était pas seulement un auteur pour enfants. 


C’était un homme qui avait vu l’ombre et choisi malgré tout d’écrire avec de la lumière.


Un homme drôle, pudique, mélancolique, d’une finesse presque déroutante. Et chaque phrase de lui semble dire : Je connais la douleur, mais je choisis la magie.


C’est exactement cette dualité que j’explore dans Retrouve-moi à Neverland, qui sortira le 15 juin 2026


Un roman où l’on retrouve cet équilibre entre fragilité et humour, entre enfance et maturité, entre gravité et poésie.


Parce que l’univers de Barrie n’est pas qu’une île où l’on vole. 


C’est un monde où l’on comprend enfin pourquoi, parfois, on oublie de voler — et comment retrouver un peu de cette légèreté perdue.

 
 
 

Commentaires


bottom of page