Les débuts de l'année d'une autrice indépendante : entre doutes et motivation
- emievarentz

- 5 janv.
- 3 min de lecture
Janvier. Ce mois étrange où tout le monde semble avoir subitement décidé de devenir une version améliorée de soi-même.
Nouvelle année, nouveaux objectifs.Des objectifs grands, ambitieux, parfois un peu irréalistes.
Et moi, au milieu de tout ça, avec mes carnets, mes personnages, mes doutes… et mon café tiède.
L’enthousiasme du 1er janvier
(et sa petite sœur, l’angoisse)

Le début d’année, quand tu es autrice indépendante, c’est souvent un mélange assez particulier :
– l’excitation de tout ce qui est possible
– la pression de « il faut que cette année soit la bonne »
– et cette petite voix qui murmure : « et si tu n’y arrivais pas ? »
Parce qu’écrire, ce n’est pas juste aligner des mots. C’est tenir sur la durée. C’est avancer quand personne ne te regarde. C’est continuer même quand les résultats ne sont pas immédiats.
Et soyons honnêtes : en janvier, Instagram est rempli de bilans parfaits et de plans sur 12 mois ultra-millimétrés. De quoi donner envie… ou de refermer ton ordinateur et d’aller te cacher sous un plaid.
Cette année, j’ai fait un choix (presque révolutionnaire)
Cette année, j’ai fait un choix conscient.
👉 Ne pas me fixer d’objectifs trop élevés.
Oui, je sais. Dit comme ça, ça sonne presque comme un manque d’ambition.
Et pourtant.
Pendant longtemps, je me suis fixé des objectifs énormes :
– écrire tant de mots par jour
– publier à un rythme précis
– lancer mille projets en parallèle
Résultat ?De la frustration. De la culpabilité. Et cette impression de toujours être en retard sur moi-même.

Composer avec la réalité (et les contretemps)
Des imprévus. Des journées où l’énergie n’est pas là. Des obligations qui déplacent les plans.
Et plutôt que de me battre contre ça, j’ai décidé de faire autrement :
👉 construire une année souple.
Des objectifs plus petits, mais plus justes. Des intentions plutôt que des injonctions. Des repères qui peuvent bouger sans tout faire s’effondrer.
Tenir sur la durée plutôt que briller un mois
J’ai compris quelque chose d’essentiel :
Ce qui compte, ce n’est pas de commencer l’année en fanfare.C’est de pouvoir encore écrire en mars. En juin. En octobre.
Je préfère avancer lentement mais régulièrement, plutôt que de m’épuiser en voulant tout faire trop vite.
Parce qu’un projet d’autrice, ce n’est pas un sprint. C’est une marche longue.Parfois solitaire. Parfois enthousiasmante. Souvent exigeante.
Les doutes sont toujours là (et c’est normal)
Est-ce que les doutes disparaissent pour autant ? Non.
Ils sont là. Ils s’invitent pendant que j’écris. Ils surgissent quand je relis. Ils chuchotent que ce ne sera peut-être jamais assez.
Mais cette année, je leur fais moins de place.
Je leur dis : « Merci, j’ai entendu. Maintenant, laisse-moi écrire. »

Choisir la motivation douce
Ma motivation, cette année, n’est pas fondée sur la pression.
Elle est fondée sur :
– l’amour des histoires que je raconte
– le lien avec celles et ceux qui me lisent
– l’envie de créer quelque chose qui a du sens
Écrire librement, pour moi, c’est aussi ça :
👉 s’autoriser à avancer à son rythme.
👉 accepter que le chemin ne soit pas droit.
👉 continuer, même quand tout n’est pas parfait.
Et si on faisait pareil ?
Si toi aussi tu démarres l’année avec des doutes, sache une chose :
Tu n’es pas en retard. Tu n’es pas en train de mal faire.
Tu es juste en train de construire quelque chose de vivant.
Cette année, je ne vise pas l’exploit.Je vise la constance. La sincérité. Et le plaisir de revenir, jour après jour, à la page blanche.
Et franchement ? C’est déjà beaucoup.




Commentaires