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Comment je construis mes univers et mes personnages dans l’ampleur d’une saga ?

  • Photo du rédacteur: emievarentz
    emievarentz
  • 23 mars
  • 3 min de lecture

Écrire une saga, c’est un peu comme planter une forêt. Tu commences par une petite graine — une idée, une scène, une rencontre entre deux personnages — et, doucement, ça s’étend, ça s’enracine, ça pousse dans tous les sens.Un roman, c’est un arbre.Une saga, c’est un écosystème.


Dans mon travail d’autrice, c’est peut-être l’étape que je préfère :

La construction du monde et l’évolution des personnages sur plusieurs tomes, cette façon dont l’histoire a de respirer, de grandir, de se complexifier au fil du temps.


Et crois-moi, pour garder le cap sans se perdre dans les feuillages, il faut une bonne dose de structure… mais aussi beaucoup de lâcher-prise.


Comment je construis mes univers et mes personnages dans l’ampleur d’une saga ?


Tu es déjà écrivain, même si tu n’as jamais été publié


🌿 1. La vision : savoir d’où je pars, et surtout où je veux mener la saga

Avant même d’écrire le premier chapitre, je prends du recul pour imaginer :

  • l’arc global de l’histoire (qu’est-ce qui va changer entre le premier et le dernier tome ?)

  • le cœur émotionnel de la saga

  • la transformation des personnages

  • le point culminant autour duquel tout va graviter


Je ne cherche pas la perfection, juste une direction.Comme un phare. Il ne me montre pas chaque chemin possible, mais il éclaire l’horizon.


Cette vision globale m’aide ensuite à construire des tomes cohérents, où chaque intrigue s’emboîte sans forcer.


✨ 2. Construire les personnages comme on suit une vie

Dans une saga, les personnages sont des êtres vivants.Ils transforment l’histoire… et l’histoire les transforme.

Pour chacun, je travaille plusieurs couches :


• Leur essence

Ce qui reste vrai d’eux, peu importe les épreuves.Leur lumière intérieure, leur blessure principale, leurs contradictions.


• Leur évolution sur plusieurs tomes

Je me demande :

  • Qu’est-ce qu’ils doivent comprendre ?

  • Quel est leur défi ?

  • Qu’est-ce qu’ils refusent d’admettre au début ?

  • Qui seront-ils à la fin ?

Cela me permet de distiller leur évolution progressivement, tome après tome.


• Les arcs secondaires

J’adore ajouter des intrigues parallèles, invisibles au premier regard mais essentielles à l’équilibre de la saga. Elles enrichissent les personnages, les lient entre eux, et créent un sentiment de profondeur : rien n’existe “juste pour exister”.



📚 3. Structurer l’univers : un carnet, un rétroplanning… et beaucoup de liberté

Quand j’écris sur plusieurs tomes, je construis mon univers comme une grande carte vivante :

  • les lieux importants

  • les repères historiques (parce que tu sais que j’aime mélanger passé et spiritualité)

  • les symboles

  • les réseaux relationnels

  • les éléments culturels ou magiques

  • les lignes temporelles


Mais je ne fige jamais tout dès le début. Je laisse des zones floues, volontairement ouvertes, que je peux approfondir au moment opportun. Rien de pire que de se coincer soi-même avec une encyclopédie trop stricte.


Tu es déjà écrivain, même si tu n’as jamais été publié

🗂️ 4. Écrire une saga… ça se planifie (si si, même quand on aime improviser)d

Pour éviter de me perdre, j’utilise un rétroplanning annuel adapté à la saga :

  • dates de relecture

  • phases d’écriture par tome

  • moment d’envoi aux bêta-lecteurs

  • corrections pro

  • ajustements

  • préparation des couvertures

  • 4e de couverture

  • dates de publication


Cette structure me permet de :

  • fragmenter les gros objectifs en étapes plus légères

  • avancer sans me décourager

  • garder une vision claire de chaque tome

  • équilibrer écriture, gestion, publication, et vie pro à côté


Et surtout :je prévois toujours plusieurs jours de marge “imprévus” entre chaque grande étape. Une saga ne se construit jamais exactement comme prévu. Et ce n’est pas grave : c’est même ce qui la rend vivante.


🧭 5. Laisser les personnages respirer et surprendre

Même avec un plan solide, je laisse toujours un espace pour l’inconnu.


Les personnages changent, s’échappent, se révèlent.


Et souvent… leurs détours m’ouvrent des pistes infiniment plus belles que celles imaginées.


Dans une saga, il faut accepter de coopérer avec son histoire. De l’écouter. D’épouser ses mouvements.


✍️ 6. Écrire au long cours : constance, week-ends créatifs… et beaucoup de douceur

Avec mon boulot alimentaire à côté, j’écris :

  • En soirée, quand la maison se calme

  • Le week-end, dans une bulle plus ample


La clé pour tenir une saga ?


L’endurance douce. Ne pas forcer. Ne pas culpabiliser quand un imprévu me fait décaler une séance. Toujours me rappeler que j’avance, même à petits pas.


Je tiens aussi :

  • un cahier de gratitude d’autrice, où je note mes avancées

  • des mini-objectifs hebdomadaires

  • des moments rien qu’à moi pour éviter le burn-out


Parce qu’une saga, ça demande du souffle. Et on ne peut pas écrire au long cours si on s’épuise au premier tome.


Tu es déjà écrivain, même si tu n’as jamais été publié

💛 7. Laisser l’histoire s’inscrire dans quelque chose de plus grand

Écrire une saga, c’est accepter que l’histoire évolue avec toi :

Tes émotions, tes découvertes, ta vision du monde.


C’est un chemin autant pour le lecteur que pour l’autrice.

Un mouvement intérieur, presque initiatique.


Et ça, c’est peut-être la plus belle raison d’aimer les projets longs :

Ils nous transforment en même temps qu’on les écrit.

 
 
 

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