Les coulisses de la vie d’autrice : organisation, routines et imprévus
- emievarentz

- 19 janv.
- 3 min de lecture
Quand on parle de vie d’autrice, on imagine souvent une personne qui écrit tranquillement toute la journée, inspirée, un thé fumant à portée de main. La réalité ? Elle est un peu différente. Plus désordonnée. Plus vivante aussi.
Aujourd’hui, j’avais envie de t’emmener dans les coulisses. Là où l’écriture cohabite avec un boulot alimentaire, des plannings qui bougent, et des imprévus qui s’invitent sans prévenir.
Organisation, routines et imprévus

Être autrice… et faire avec le reste
J’écris, oui. Mais je ne fais pas que ça.
À côté de mes projets littéraires, j’ai un travail à temps partiel. Un boulot alimentaire, comme on dit.
Alors l’écriture trouve sa place là où elle peut :
– le soir, après le travail
– les week-ends
– parfois sur des créneaux plus courts que je ne l’aimerais
Ce n’est pas l’idéal rêvé.Mais c’est réel. Et c’est déjà précieux.
Ma routine d’écriture (simple, mais essentielle)
Je n’ai pas une routine parfaite. Je n’écris pas tous les jours à la même heure. Mais j’ai des rendez-vous réguliers avec mes textes. Le soir, quand la journée se pose enfin.Quand le calme revient.Quand je peux me reconnecter à mes personnages.
Le week-end, j’essaie de prévoir des plages un peu plus longues.Pas forcément pour écrire plus.Mais pour écrire plus profondément.
👉 Ce qui compte, ce n’est pas la quantité.
👉 C’est la régularité.
Organisation : du plus petit au plus grand
Pour ne pas me perdre (ni me décourager), je construis mes projets à l’envers.
Je pars du plus grand :
– un roman
– une publication
– une échéance importante
Puis je découpe. Encore. Et encore.
– phases d’écriture
– phases de correction
– relectures
– repos
Ensuite, je redescends vers le plus petit :
– une scène
– quelques pages
– un créneau précis dans la semaine
Cette façon de faire m’aide à garder une vision globale… sans me sentir écrasée par elle.

Le rétroplanning comme fil conducteur
Le rétroplanning est devenu mon fil rouge.
Je pars de la date de publication ou de remise du manuscrit. Puis je remonte :
– quand le texte doit être terminé
– quand il part chez les correctrices
– quand je prévois les retours
– quand j’intègre les corrections
Et surtout — point crucial — 👉 j’ajoute toujours une marge d’erreur.
Quelques jours. Parfois une semaine. Parce que la vie n’est pas un planning parfait.
Les imprévus : ennemis ou variables à intégrer ?
Les imprévus font partie du jeu. Fatigue. Contraintes personnelles. Travail qui déborde.
Avant, je les vivais comme des échecs. Comme la preuve que je n’étais pas assez disciplinée.
Aujourd’hui, j’essaie de faire autrement.
Quand un imprévu arrive, je me pose une question simple :
👉 « Quelle solution est possible, là, maintenant ? »
– déplacer une session
– alléger un objectif
– revoir un délai
Et si vraiment ce n’est pas possible ?
Alors j’accepte.
Un retard n’est pas un drame absolu.Un planning qui bouge n’est pas une fin en soi.
Ajuster sans abandonner
La clé, pour moi, c’est ça :
👉 ajuster, sans tout lâcher.
Je préfère déplacer une échéance que renoncer à un projet. Je préfère ralentir que m’épuiser.
Parce que ce que je construis s’inscrit dans le temps.Pas dans l’urgence.
L’équilibre fragile (mais nécessaire)
Entre organisation et souplesse, il y a un équilibre à trouver.
Trop de rigidité, et l’écriture devient une contrainte. Trop de flou, et les projets s’enlisent.
Alors j’avance sur ce fil.Parfois maladroitement. Souvent en réajustant.
Mais toujours avec cette intention :
👉 continuer à écrire.
👉 continuer à aimer ça.

La vraie coulisse, finalement
La vraie coulisse de la vie d’autrice, ce n’est pas un bureau parfait.
C’est cette capacité à :
– organiser sans s’enfermer
– prévoir sans se figer
– accepter que tout ne se passe pas comme prévu
Et à revenir, encore et encore, au texte. Même fatiguée. Même imparfaite.
C’est peut-être ça, au fond, écrire librement.
📖✨




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